DENOMINATION DU MEDICAMENT (début page)
TERGYNAN, comprimé vaginal
Composition qualitative et quantitative - Forme pharmaceutique (début page)
Pour un comprimé vaginal.
| Métronidazole | 500 mg |
| Sulfate de néomycine | 65000 UI |
| Nystatine | 100000 UI |
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique : Liste des excipients
FORME PHARMACEUTIQUE
Comprimé vaginal.
Indications (début page)
Traitement local des vaginites à germes sensibles et des vaginites non spécifiques.
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
Posologie et mode d'administration (début page)
RESERVE A L'ADULTE.
Voie vaginale
Rester ensuite allongée pendant un quart d'heure environ.
Il est impératif de traiter simultanément le partenaire, qu'il présente ou non des signes cliniques.
Un traitement par le métronidazole ne doit pas être prescrit pendant plus de 10 jours et ne doit pas être répété plus de 2 à 3 fois par an.
Conseils pratiques:
Contre-indications (début page)
Ce médicament est contre-indiqué en cas d'hypersensibilité à l'un des constituants.
Ce médicament est généralement déconseillé :
Mises en garde et précautions (début page)
Mises en garde spéciales
Liés au métronidazole:
Liés à la néomycine:
Précautions d'emploi
Liés au métronidazole:
Liés à la néomycine:
Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions (début page)
Associations déconseillées
+ spermicide : tout traitement local vaginal est susceptible d'inactiver une contraception locale spermicide.
+ alcool : effet antabuse (chaleur, rougeur, vomissements tachycardie). Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
+ disulfirame : l'association au disulfirame peut entraîner des bouffées délirantes ou un état confusionnel.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Anticoagulants oraux (décrit pour la warfarine): augmentation de l'effet des anticoagulants oraux et du risque hémorragique par diminution de leur catabolisme hépatique.
Contrôle plus fréquent des taux de prothrombine et surveillance de l'INR.
Adapter la posologie des anticoagulants oraux pendant le traitement par le métronidazole et 8 jours après son arrêt.
Associations à prendre en compte
+ 5 fluoro-uracile : augmentation de la toxicité du 5 FU par diminution de sa clairance.
Problèmes particuliers du déséquilibre de l'INR
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR.
Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées: il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
Grossesse, allaitement (début page)
Grossesse
Compte tenu de la présence dans cette spécialité d'un aminoside, la néomycine, à l'origine d'un risque ototoxique, et de l'éventualité d'un passage systémique, l'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte est déconseillée.
Allaitement
En l'absence de données sur le passage de ce médicament dans le lait maternel, l'utilisation de ce médicament est à éviter.
Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines (début page)
L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de vertiges attachés à l'emploi de ce médicament.
Effets indésirables (début page)
Les effets indésirables suivants peuvent être observés:
Rarement:
Très rarement:
A forte posologie et/ou en cas de traitement prolongé:
Par ailleurs, une coloration brun-rougeâtre des urines peut être observée, due à la présence de pigments hydrosolubles provenant du métabolisme du produit.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr
Surdosage (début page)
Aucun cas de surdosage n’a été rapporté avec Tergynan®, comprimé vaginal. Cependant, avec d’autres spécialités à base de métronidazole, des cas d'administration d'une dose unique jusqu'à 12 g (par voie orale) ont été rapportés. Les symptômes se manifestent par des vomissements, ataxie et légère désorientation.
Par ailleurs, à forte posologie et/ou en cas de traitement prolongé:
Des leucopénies modérées, des neuropathies sensitives périphériques ont été rapportées régressant à l'arrêt du traitement.
En cas de surdosage massif aigu, le traitement sera symptomatique car il n’existe pas d’antidote au métronidazole.
Propriétés pharmacodynamiques (début page)
ANTIINFECTIEUX et ANTISEPTIQUEQUES à USAGE GYNECOLOGIQUE
(G: Système génito-urinaire et hormones sexuelles)
SPECTRE D'ACTIVITE ANTIMICROBIENNE
METRONIDAZOLE
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes :
S <= 4 mg/l et R> 4 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
| Catégories | Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
|---|---|
|
ESPÈCES SENSIBLES |
|
| Aérobies à Gram négatif | |
| Helicobacter pylori | 30 % |
| TERGYNAN | |
| Bacteroides fragilis | |
| Bifidobacterium | 60 - 70 % |
| Bilophila | |
| Clostridium | |
| Clostridium difficile | |
| Clostridium perfringens | |
| Eubacterium | 20 - 30 % |
| Fusobacterium | |
| Peptostreptococcus | |
| Porphyromonas | |
| Prevotella | |
| Veillonella | |
| ESPÈCES RÉSISTANTES | |
| Aérobies à Gram positif | |
| Actinomyces | |
| Anaérobies | |
| Mobiluncus | |
| Propionibacterium acnes | |
| ACTIVITÉ ANTIPARASITAIRE | |
| Entamoeba histolytica | |
| Giardia intestinalis | |
| Trichomonas vaginalis |
NEOMYCINE
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu’une orientation sur les probabilités de la sensibilité d’une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
| Catégories | Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
|---|---|
| ESPÈCES SENSIBLES | |
| Aérobies à Gram positif | |
| Corynebacterium | |
| Listeria monocytogenes | |
| Staphylococcus méti-S | |
| Aérobies à Gram négatif | |
| Acinetobacter (essentiellement Acinetobacter baumannii) | 50 - 75 % |
| Branhamella catarrhalis | |
| Campylobacter | |
| Citrobacter freundii | 20 - 25 % |
| Citrobacter koseri | |
| Enterobacter aerogenes | ? |
| Enterobacter cloacae | 10 - 20 % |
| Escherichia coli | 15 - 25 % |
| Haemophilus influenzae | 25 - 35 % |
| Klebsiella | 10 - 15 % |
| Morganella morganii | 10 - 20 % |
| Proteus mirabilis | 20 - 50 % |
| Proteus vulgaris | ? |
| Providencia rettgeri | ? |
| Salmonella | ? |
| Serratia | ? |
| Shigella | ? |
| Yersinia | ? |
| ESPÈCES MODÉRÉMENT SENSIBLES (in vitro de sensibilité intermédiaire) | |
| Aérobies à Gram négatif | |
| Pasteurella | |
| ESPÈCES RÉSISTANTES | |
| Aérobies à Gram positif | |
| Entérocoques | |
| Nocardia asteroides | |
| Staphylococcus méti-R * | |
| Streptococcus | |
| Aérobies à Gram négatif | |
| Alcaligenes denitrificans | |
| Burkholderia | |
| Flavobacterium sp. | |
| Providencia stuartii | |
| Pseudomonas aeruginosa | |
| Stenotrophomonas maltophilia | |
| Anaérobies | |
| Bactéries anaérobies strictes | |
| Autres | |
| Chlamydia | |
| Mycoplasmes | |
| Rickettsies |
* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l’ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.
Remarque : ce spectre correspond à celui des formes systémiques d’antibiotique appartenant à la famille des aminosides. Avec les présentations pharmaceutiques locales, les concentrations obtenues in situ sont très supérieures aux concentrations plasmatiques. Quelques incertitudes demeurent sur la cinétique des concentrations in situ, sur les conditions physico-chimiques locales qui peuvent modifier l’activité de l’antibiotique et sur la stabilité du produit in situ.
Propriétés pharmacocinétiques (début page)
Pour le métronidazole.
Après administration par voie vaginale, le passage systémique est faible.
La demi-vie plasmatique est de 8 à 10 heures.
La liaison aux protéines plasmatiques est faible, inférieure à 20%.
La diffusion est rapide et importante dans les poumons, les reins, le foie, la bile, le LCR, la peau, la salive, les sécrétions vaginales. Il traverse la barrière placentaire et passe dans le lait maternel.
Le métabolisme est essentiellement hépatique: deux métabolites oxydés non conjugués actifs (activité de 5 à 30 %) sont formés.
L'excrétion est principalement urinaire: le métronidazole et les métabolites oxydés, excrétés dans les urines, représentent environ 35 à 65% de la dose absorbée.
Données de sécurité préclinique (début page)
Compte-tenu de résultats positifs dans des tests de mutagénèse y compris sur cellules eucaryotes et de résultats divergents dans des études de cancérogénèse chez le rongeur après administration orale, il convient de limiter la durée de traitement à 10 jours et de ne pas répéter le traitement plus de 2 à 3 fois par an.
Données pharmaceutiques (début page)
Liste des excipients
Amidon de blé, carboxyméthylamidon sodique (type A), talc, cellulose microcristalline.
Incompatibilités
Sans objet.
Durée de conservation
3 ans.
Précautions particulières de conservation
Pas de précautions particulières de conservation.
Nature et contenu de l'emballage extérieur
Film thermosoudé (Papier Kraft/PE basse densité/Aluminium) de 10 comprimés vaginaux.
Pas d'exigences particulières.
Titulaire de l'AMM (début page)
BOUCHARA-RECORDATI Laboratoires
70, avenue Général de Gaulle
92800 Puteaux cedex - France
Tél : +33 1 45 19 10 00