Diclo-Denk 100 Rectal

Diclofénac



COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE (début page)


Substance active : diclofénac sodium

Un suppositoire contient 100 mg de diclofénac sodium. Pour la liste complète des excipients.


FORME PHARMACEUTIQUE (début page)


Suppositoires

Suppositoire de couleur ivoire, homogène.


Indications thérapeutiques (début page)


Traitement symptomatique de la douleur et de l’inflammation en cas de

arthrites aiguës (y compris accès de goutte)

arthrites chroniques, notamment arthrite rhumatoïde (polyarthrite chronique)

spondylarthrite ankylosante (Morbus Bechterew) et autres maladies rhumatismales inflammatoires de la colonne vertébrale

irritations en cas d’arthroses et de spondylarthroses

maladies rhumatismales inflammatoires des parties molles

tuméfactions ou inflammations douloureuses faisant suite à des blessures.


Posologie et mode d’administration (début page)


Posologie

Le diclofénac est dosé en fonction de la gravité de la maladie. La dose thérapeutique conseillée pour les adultes est de 50 à 150 mg de diclofénac sodium par jour.

Age : Dose individuelle : Dose quotidienne totale :
Adultes 1 suppositoire (soit 100 mg de diclofénac sodium) 1 suppositoire (soit 100 mg de diclofénac sodium)

Mode d’administration

Introduire Diclo-Denk 100 Rectal dans l’anus après avoir été à la selle.


Réservé exclusivement à l’administration par voie rectale, ne doit pas être pris par voie orale. Le médecin traitant fixe la durée du traitement.

En cas de maladies rhumatismales, il peut être nécessaire d’utiliser Diclo-Denk 100 Rectal sur une période prolongée.


Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée le plus court nécessaire au contrôle des symptômes (voir rubrique Mises en garde spéciales et précautions d’emploi).


Groupes de patients spécifiques

Personnes âgées

Une adaptation spéciale des doses n’est pas nécessaire. Les personnes âgées doivent faire l’objet d’un suivi particulièrement scrupuleux en raison de l’éventuel profil d’effets secondaires.


Insuffisance rénale

Il n’est pas nécessaire de réduire la dose chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale légère à moyenne (pour les patients souffrant d’insuffisance rénale grave).


Insuffisance hépatique

Il n’est pas nécessaire de réduire la dose chez les patients souffrant d’une insuffisance hépatique légère à moyenne (pour les patients souffrant d’insuffisance hépatique grave).


Enfants et adolescents

Il est déconseillé d’administrer Diclo-Denk 100 Rectal à des enfants et adolescents de moins de 18 ans en raison de la teneur trop élevée en substance active.


Contre-indications (début page)


Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients

Réactions connues de type bronchospasmes, asthme, rhinite ou urticaire après l’ingestion d’acide acétylsalicylique ou d’autres antirhumatismaux/anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) par le passé

Dyshématopoïèses inexpliquées

Hémorragies ou ulcères peptiques actuels ou répétés par le passé (au moins deux épisodes différents d’ulcère ou d’hémorragie constatés)

Hémorragies ou perforation gastro-intestinale dans les antécédents, liées à une thérapie antérieure aux AINS

Hémorragies cérébrovasculaires ou autres hémorragies actives

Dysfonctionnement hépatique grave

Dysfonctionnement rénal grave

Insuffisance cardiaque congestive avérée (NYHA II-IV), cardiopathie ischémique, artériopathie périphérique et/ou maladie vasculaire cérébrale

Proctite

Dernier trimestre de la grossesse


Diclo-Denk 100 Rectal ne convient pas aux enfants et adolescents de moins de 18 ans.



Mises en garde spéciales et précautions d’emploi (début page)


Effets gastro-intestinaux

Éviter d’administrer du diclofénac en même temps que d’autres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase de type 2.


On peut limiter au maximum les effets secondaires en appliquant la dose efficace la plus faible pendant la période la plus courte nécessaire pour obtenir un contrôle des symptômes (voir rubrique les effets gastro-intestinaux et cardiovasculaires plus loin).


Personnes âgées

Chez les personnes âgées, une thérapie aux AINS, y compris avec le diclofénac, s’accompagne assez souvent d’effets indésirables, notamment d’hémorragies et de perforations gastro-intestinales qui peuvent avoir une issue mortelle. Il est recommandé d’utiliser la dose efficace la plus faible chez les patients âgés fragiles ou de faible poids corporel.


Hémorragies gastro-intestinales, ulcères et perforations

Des cas d’hémorragies gastro-intestinales, d’ulcères et de perforations ayant eu parfois une issue mortelle ont été rapportés pour tous les AINS, y compris le diclofénac. Ils sont apparus à tout moment du traitement en étant précédés ou non de symptômes d’avertissement et/ou de problèmes gastro- intestinaux sérieux dans l’anamnèse.


Le risque d’hémorragie, de perforation et d’ulcère gastro-intestinaux augmente lorsque la dose d’AINS augmente, chez les patients présentant dans l’anamnèse des ulcères accompagnés notamment de complications telles qu’hémorragie ou perforation, et chez les personnes âgées. Ces patients doivent commencer le traitement avec la plus faible dose disponible.


Pour ces patients ainsi que pour les patients ayant besoin d’une thérapie d’accompagnement à l’acide acétylsalicylique (AAS) faiblement dosé ou à d’autres médicaments qui peuvent augmenter le risque gastro-intestinal, il convient d’envisager une thérapie combinée avec des médicaments protecteurs (p. ex. misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) (voir ci-dessous et rubrique 4.5).


Les patients présentant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, notamment à un âge avancé, doivent signaler tout symptôme inhabituel perçu au niveau de l’abdomen (en particulier les hémorragies gastro-intestinales), surtout au début du traitement.


La prudence est conseillée si les patients utilisent en même temps des médicaments qui peuvent augmenter le risque d’ulcères ou d’hémorragie tels que les corticostéroïdes oraux et systémiques, les anticoagulants tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique.


Arrêter le traitement si l’utilisation du diclofénac provoque des hémorragies ou des ulcères gastro- intestinaux chez le patient.


Les AINS, y compris le diclofénac, doivent être administrés avec prudence aux patients présentant des antécédents gastro-intestinaux (colite ulcéreuse, Maladie de Crohn) car leur état peut s’aggraver.


Effets cardiovasculaires

Les patients présentant des antécédents d’hypertension et/ou d’insuffisance cardiaque légère (NYHA I) doivent faire l’objet d’un suivi et de conseils adaptés étant donné qu’il a été fait état d’accumulations de liquides et d’œdèmes dans le cadre de thérapies aux AINS, y compris avec le diclofénac.


Les données d’essais cliniques et d’études épidémiologiques indiquent constamment une augmentation du risque d’événements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) associé à un traitement par le diclofénac, particulièrement à forte dose (150 mg/jour) et lors d’une administration prolongée.


Les patients présentant des facteurs de risque significatifs d’événements cardiovasculaires (par exemple hypertension, hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme) ne doivent être traités par le diclofénac qu’après une prise en compte attentive de ces facteurs.


Les risques cardiovasculaires associés à la prise du diclofénac pouvant augmenter avec la dose et la durée d’exposition, la durée la plus courte possible et la dose la plus faible quotidienne efficace doivent être utilisées. Les besoins du patient relatifs au soulagement de ses symptômes et la réponse au traitement doivent être réévalués régulièrement.


Les patients doivent être informés des signes et symptômes des événements thrombotiques artériels sévères (par exemple, douleur thoracique, essoufflement, faiblesse ou troubles de l’élocution). Ces événements peuvent survenir sans symptômes d’alerte. Il doit être indiqué aux patients de contacter immédiatement un médecin, le cas échéant.


Réactions cutanées

Des réactions cutanées graves, quelques-unes ayant entraîné la mort, y compris dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) ont été signalées très rarement lors de thérapies aux AINS, y compris avec le diclofénac. Le plus grand risque d’apparition de telles réactions semble exister au début de la thérapie, étant donné que dans la plupart des cas, ces réactions sont apparues au cours du premier mois de traitement. Arrêter l’administration du diclofénac dès les premiers symptômes d’éruption cutanée, de lésions des muqueuses ou autres signes de réaction d’hypersensibilité.


Effets hépatiques

Une surveillance médicale particulièrement suivie est nécessaire lorsque le diclofénac est prescrit à des patients dont la fonction hépatique est altérée car leur état pourrait s’aggraver.

Avec le diclofénac, comme avec les autres AINS, les valeurs d’une ou plusieurs des enzymes hépatiques peuvent augmenter. Pendant un traitement prolongé par le diclofénac, des contrôles réguliers de la fonction hépatique sont indiqués par mesure de précaution. En cas de persistance ou d’aggravation des anomalies de la fonction hépatique, d’apparition de signes ou symptômes cliniques concordant avec une maladie hépatique ou de survenue d’autres manifestations (éosinophilie, éruption cutanée), l’administration du diclofénac doit être arrêtée. Avec le diclofénac, une hépatite peut survenir sans prodromes.

La prudence est de rigueur lors de l’utilisation du diclofénac chez des patients atteints de porphyrie hépatique car le traitement pourrait déclencher une crise.


Effets rénaux

Des cas de rétention hydrique et d’œdème ayant été signalés en association avec le traitement par les AINS, y compris le diclofénac, une prudence particulière est requise chez les patients dont la fonction rénale ou cardiaque est altérée, ceux présentant des antécédents d’hypertension, les personnes âgées, les patients recevant un traitement concomitant par des diurétiques ou des médicaments susceptibles d’avoir un impact significatif sur la fonction rénale et les patients présentant une déplétion volémique importante quelle qu’en soit la cause, par exemple avant ou après une intervention chirurgicale majeure. Une surveillance de la fonction rénale est recommandée chez ces patients lors de l’utilisation du diclofénac, par mesure de précaution. Un rétablissement avec retour à l’état antérieur au traitement est habituellement observé après l’arrêt du traitement.


Effets hématologiques

Pendant un traitement prolongé par des AINS, y compris le diclofénac, des contrôles de l’hémogramme sont recommandés. Le diclofénac, comme les autres AINS, peut entraîner une inhibition réversible de l’agrégation plaquettaire. Les patients présentant une hémostase défaillante doivent faire l’objet d’une étroite surveillance.


Autres remarques

Dans les cas suivants, l’utilisation du diclofénac doit être soumise à un examen très approfondi du rapport avantages-risques :

troubles congénitaux du métabolisme des porphyrines (p. ex. porphyrie intermittente aiguë),

lupus érythémateux systémique (LES) et collagénose mixte (syndrome de Sharp).


Une surveillance médicale particulièrement suivie est nécessaire

en cas d’insuffisance rénale,

en cas de dysfonctionnement hépatique,

tout de suite après une intervention chirurgicale importante (attention : augmentation du risque hémorragique ou dégradation de la fonction rénale),

chez les patients présentant des réactions allergiques à d’autres substances, étant donné que l’utilisation de diclofénac constitue pour eux aussi un risque accru d’apparition de réactions d’hypersensibilité.


Affections respiratoires

Chez les patients présentant un asthme, une rhinite allergique saisonnière, un gonflement de la muqueuse nasale (polypose nasale), des maladies pulmonaires chroniques obstructives ou des infections chroniques des voies respiratoires (en particulier si elles sont liées à des symptômes de type rhinite allergique), les réactions sous traitement par les AINS telles que les exacerbations de l’asthme (appelées intolérance aux analgésiques/asthme analgésique), les œdème de Quincke ou l’urticaire sont plus fréquentes que chez les autres patients. Par conséquent, des précautions particulières sont recommandées chez ces patients (préparation à réagir en cas d’urgence). Ceci s’applique également aux patients présentant des allergies à d’autres substances, associées par exemple à des réactions cutanées, un prurit ou de l’urticaire.


De graves réactions d’hypersensibilité aiguë (telles que choc anaphylactique) sont observées très rarement lors de l’utilisation de diclofénac. Elles peuvent également se produire en l’absence d’exposition antérieure à ce médicament. Interrompre le traitement dès les premiers symptômes d’une réaction d’hypersensibilité après l’administration de diclofénac. Des spécialistes doivent alors initier les mesures médicales nécessaires adaptées aux symptômes.


Comme d’autres AINS, le diclofénac peut, en raison de ses propriétés pharmacodynamiques, masquer les signes et symptômes d’une infection. Pour cette raison, il est conseillé au patient de consulter immédiatement un médecin si des signes d’infection réapparaissent ou s’aggravent pendant l’utilisation du diclofénac. Il convient de vérifier si un traitement anti-infectieux/antibiotique est indiqué.


L’administration prolongée de diclofénac nécessite un contrôle régulier des fonctions rénales.


La prise prolongée d’analgésiques peut provoquer des maux de tête qu’il ne faut pas traiter en augmentant les doses de médicament.


D’une manière générale, la prise d’analgésiques par habitude, notamment s’il y a association de plusieurs principes actifs analgésiques, peut provoquer des lésions rénales durables liées à un risque d’insuffisance rénale (néphropathie analgésique).


La consommation d’alcool pendant un traitement aux AINS, y compris avec le diclofénac, peut renforcer les effets secondaires dus au principe actif, notamment ceux qui concernent les voies digestives ou le système nerveux central.


Voir la rubrique traitant de la fertilité féminine.


Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions


Autres AINS, y compris les salicylates

L’administration simultanée de plusieurs AINS peut augmenter le risque d’hémorragies et d’ulcères gastro-intestinaux en raison d’un effet synergique. Il est donc déconseillé d’utiliser du diclofénac en même temps que d’autres AINS.


Digoxine, phénytoïne, lithium

L’utilisation simultanée de diclofénac et de digoxine, de phénytoïne ou de lithium peut augmenter la concentration de ces médicaments dans le sang. Il est nécessaire de contrôler les taux de lithium sérique. Il est conseillé de contrôler les taux sériques de digoxine et de phénytoïne.


Diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion et antagonistes de l’angiotensine-II

Les AINS peuvent affaiblir l’action des diurétiques et antihypertenseurs. Chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale (p. ex. les patients déshydratés ou âgés présentant une insuffisance rénale), la prise simultanée d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion ou d’un antagoniste de l’angiotensine-II avec un médicament qui inhibe la cyclo-oxygénase peut entraîner une dégradation des fonctions rénales, y compris une éventuelle insuffisance rénale aiguë, ce qui est d’habitude réversible. Par conséquent, cette association doit être utilisée avec prudence et la tension artérielle des patients doit être régulièrement contrôlée, en particulier chez les personnes âgées. Veiller à ce que les patients absorbent des quantités de liquide appropriées et envisager de contrôler régulièrement les valeurs rénales après le début d’une polythérapie.


Médicaments connus pour provoquer une hyperkaliémie

L’administration simultanée de diclofénac et de diurétiques épargnant l’élimination du potassium, de ciclosporine, de tacrolimus ou de triméthoprime peut entraîner une hyperkaliémie. Par conséquent, il est conseillé de contrôler fréquemment le taux de potassium dans le sang.


Glucocorticoïdes

Il existe un risque accru de réactions gastro-intestinales telles que des hémorragies ou ulcères gastro- intestinaux.


Méthotrexate

L’utilisation de diclofénac dans les 24 heures qui précèdent ou suivent l’administration de méthotrexate peut augmenter le taux de méthotrexate dans le sang et entraîner une augmentation de son effet toxique.


Ciclosporine

Les AINS (comme le diclofénac sodium) peuvent augmenter la néphrotoxicité de la ciclosporine.


Anticoagulants, antiagrégants plaquettaires tels que l’acide acétylsalicylique et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)

Il est recommandé d'être prudent car l'administration concomitante pourrait augmenter le risque hémorragique. Bien qu'il ressorte des études cliniques que le diclofénac n'exerce aucune influence sur l'activité des anticoagulants, des cas témoignant d’unrisque accru d'hémorragie en cas d'utilisation concomitante de diclofénac et d'anticoagulants ont été rapportés. Les patients recevant ce type de traitement doivent être étroitement suivis.


Les AINS peuvent renforcer l’action des anticoagulants tels que la warfarine


Il existe un risque accru d’hémorragies gastro-intestinales et d’effets indésirables gastro-intestinaux


Antidiabétiques

Un effet sur la glycémie (hypoglycémie et hyperglycémie) ayant nécessité une modification de la posologie des antidiabétiques pendant le traitement par le diclofénac a été signalé dans des cas isolés. Par conséquent, une surveillance de la glycémie est recommandée par mesure de précaution en cas de traitement concomitant.


Probénécide

Les médicaments qui contiennent du probénécide peuvent retarder l’élimination du diclofénac.


Puissants inhibiteurs du CYP2C9

La prudence est recommandée en cas de prescription conjointe de diclofénac et de puissants inhibiteurs du CYP2C9 (comme le voriconazole) car cela pourrait entraîner une augmentation significative des concentrations plasmatiques maximales et de l’exposition au diclofénac en raison de l’inhibition du métabolisme du diclofénac.


Antibiotiques de la classe des quinolones

Des convulsions cérébrales peuvent se produire dans des cas isolés en raison d’une interaction entre les quinolones et les AINS.


Fertilité, grossesse et allaitement (début page)

Grossesse

L’inhibition de la synthèse de prostaglandine peut avoir une influence négative sur la grossesse et/ou le développement embryo-fœtal. Les données issues d’études épidémiologiques indiquent un risque accru d’avortement spontané ainsi que de malformations cardiaques et de laparoschisis (gastroschisis) après l’utilisation d’un inhibiteur de la synthèse de prostaglandine, y compris le diclofénac, au début de la grossesse. On suppose que le risque augmente avec la dose et la durée du traitement.


Chez les animaux, il a été démontré que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse de prostaglandine, y compris le diclofénac, entraînait une augmentation des pertes avant et après implantation et une mortalité embryo-fœtale. De plus, il a été fait état d’une augmentation des malformations incidentes diverses, y compris malformations cardiovasculaires, chez les animaux qui ont reçu un inhibiteur de la synthèse de prostaglandine, y compris le diclofénac, pendant la phase d’organogenèse.


Administrer du diclofénac pendant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse uniquement si c’est absolument nécessaire. Si le diclofénac est pris par une femme qui essaie de tomber enceinte ou s’il est utilisé pendant le premier ou le deuxième trimestre de la grossesse, maintenir la dose aussi faible et la durée de traitement aussi brève que possible.


Au cours du dernier trimestre de la grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse de prostaglandine, y compris le diclofénac, peuvent :

 exposer le fœtus aux risques suivants :

toxicité cardiopulmonaire (avec occlusion prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire) ;

dysfonctionnement rénal pouvant entraîner une insuffisance rénale avec oligohydramnie ;

 exposer la mère et l’enfant aux risques suivants en fin de grossesse :

prolongation possible du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire qui peut survenir même lorsque les doses sont très faibles ;

inhibition des contractions utérines ayant pour conséquence un retardement ou une prolongation de l’accouchement.

Par conséquent, le diclofénac est contre-indiqué pendant le dernier trimestre de la grossesse.


Allaitement

La substance active diclofénac et les substances résultant de sa décomposition se retrouvent en faible quantité dans le lait maternel. Étant donné qu’aucune conséquence préjudiciable au nourrisson n’a encore été constatée, il n’est en général pas nécessaire d’interrompre l’allaitement en cas d’utilisation sur une courte durée. Il convient cependant d’envisager un sevrage prématuré si une utilisation prolongée ou des doses élevées sont prescrites pour traiter des affections rhumatismales.


Fertilité

Comme l’utilisation d’autres médicaments qui inhibent la synthèse de cyclo-oxygénase/de prostaglandine, l’utilisation de diclofénac peut avoir une incidence négative sur la fertilité féminine et elle est donc déconseillée aux femmes qui souhaitent tomber enceintes. Les femmes qui ont des difficultés à tomber enceintes ou chez qui sont réalisés des examens d’infertilité doivent envisager d’arrêter l’administration de diclofénac.


Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (début page)


Étant donné que la prise de diclofénac, notamment lorsque les doses sont élevées, peut entraîner des effets secondaires sur le système nerveux central, tels que fatigue, troubles de la vision et vertiges, cela peut, dans des cas isolés, modifier la capacité de réaction et l’aptitude à participer activement à la circulation routière et à utiliser des machines. Ces effets sont renforcés par l’interaction avec l’alcool.


Effets indésirables (début page)


Les effets indésirables sont classés comme suit :

Très fréquent : ≥ 1/10

Fréquent : ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent : ≥ 1/1.000 à < 1/100

Rare : ≥ 1/10.000 à < 1/1.000

Très rare : < 1/10.000 incluant les cas individuels

Fréquence indéterminée : Ne peut être estimé sur la base des données disponibles.


Les effets indésirables indiqués ci-après ont été signalés avec le diclofénac en suppositoires et/ou sous d’autres formes pharmaceutiques, dans le cadre d’une utilisation à court ou à long terme.


Dans le cas des effets indésirables suivants, tenir compte du fait qu’ils dépendent principalement de la dose et peuvent varier en fonction des individus.


Les effets secondaires observés le plus souvent concernent le système digestif. Des ulcères peptiques, perforations ou hémorragies, parfois mortels, peuvent survenir, notamment chez les personnes âgées (voir rubrique 4.4). Après utilisation, il a été fait état de nausées, vomissements, diarrhées, météorisme, constipation, troubles digestifs, douleurs abdominales, selles noires, hématémèse, stomatite ulcéreuse, aggravation de la rectocolite hémorragique et de la Maladie de Crohn. Des gastrites ont été observées à une fréquence moindre.


Il a été fait état d’œdèmes, d’hypertension et d’insuffisance cardiaque en relation avec un traitement aux AINS, y compris avec le diclofénac.


Les données d’essais cliniques et d’études épidémiologiques indiquent constamment une augmentation du risque d’événements thrombotiques artériels (par exemple infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral) associé à un traitement par le diclofénac, particulièrement à forte dose (150 mg/jour) et lors d’administration prolongée (voir rubriques pour les contre-indications et les mises en garde spéciales et précautions d’emploi).


Maladies cardiaques

Peu fréquemment* : infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, palpitations, douleur thoracique

Très rarement : œdèmes


* La fréquence rend compte de données relatives à un traitement à long terme à dose élevée (150 mg/jour).


Maladies du sang et du système lymphatique

Très rarement : dyshématopoïèses (anémie, leucopénie, thrombocytopénie, pancytopénie, agranulocytose), anémie hémolytique, anémie aplasique


Les premiers symptômes peuvent être : Fièvre, maux de gorge, lésions superficielles dans la bouche, troubles grippaux, grande lassitude, saignements de nez et hémorragies cutanées.


Contrôler régulièrement l’hémogramme en cas de thérapie prolongée.


Maladies du système nerveux

Fréquemment : troubles du système nerveux central tels que maux de tête, vertiges, hébétude, excitation, irritabilité ou fatigue

Très rarement : troubles sensitifs, troubles de la sensibilité gustative, troubles de la mémoire, désorientation, crampes, tremblements, accident vasculaire cérébral


Maladies des yeux

Très rarement : troubles de la vision (vision floue et diplopie)


Maladies de l’oreille et de l’oreille interne

Fréquemment : vertige

Très rarement : acouphènes, troubles auditifs passagers


Maladies des voies gastro-intestinales

Très fréquemment : troubles gastro-intestinaux tels que nausées, vomissements et diarrhée ainsi que faibles hémorragies gastro-intestinales qui peuvent exceptionnellement provoquer une anémie Fréquemment : dyspepsie, flatulences, douleurs abdominales, crampes d’estomac, inappétence ainsi qu’ulcères gastro-intestinaux (accompagnés éventuellement d’hémorragie et de perforation)

Peu fréquemment : hématémèse, méléna ou diarrhée sanguine

Rarement : gastrite, proctite

Très rarement : stomatite (y compris stomatite ulcéreuse), glossite, lésions de l’œsophage, maladies dans l’hypogastre (p. ex. colite, inflammation hémorragique du côlon ou exacerbation d’une rectocolite hémorragique/d’une Maladie de Crohn), constipation, pancréatite, hémorroïdes, sténoses intestinales en diaphragme

Fréquence indéterminée : colite ischémique


Ordonner au patient d’arrêter l’utilisation du médicament et de consulter immédiatement un médecin en cas de fortes douleurs dans l’épigastre ou de méléna ou d’hématémèse.


Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Les suppositoires peuvent souvent provoquer des signes locaux d’irritation, une sécrétion de mucus sanglant ou une défécation douloureuse.


Maladies rénales et des voies urinaires

Peu fréquemment : formation d’œdèmes, notamment chez les patients souffrant d’hypertension artérielle ou d’insuffisance rénale

Très rarement : lésions des tissus rénaux (néphrite interstitielle, nécrose papillaire) pouvant s’accompagner d’une insuffisance rénale aiguë, de protéinurie et/ou d’hématurie, syndrome néphrotique, insuffisance rénale aiguë

Pour ces raisons, contrôler régulièrement les fonctions rénales.


Maladie de peau et du tissu cellulaire sous-cutané

Fréquemment : rash

Peu fréquemment : alopécie


Très rarement : exanthèmes, eczémas, érythèmes, photosensibilisation, purpura (également purpura allergique) et réactions cutanées bulleuses telles que syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), dermatite exfoliative, érythrodermie


Infections et maladies parasitaires

Dans de très rares cas, il a été fait état d’une aggravation d’inflammations dues à une infection (p. ex. développement d’une fasciite nécrosante) au cours du traitement systémique aux AINS. Il est possible que cela ait un rapport avec le mécanisme d’action des AINS.


Si des signes d’infection réapparaissent ou s’aggravent pendant l’utilisation du diclofénac, il est conseillé au patient de consulter immédiatement un médecin. Il convient de vérifier si un traitement anti-infectieux/antibiotique est indiqué.


Lors de l’utilisation de diclofénac, on a observé très rarement les symptômes d’une méningite aseptique avec raideur de la nuque, maux de tête, nausées, vomissements, fièvre ou troubles de la conscience. Les patients souffrant de maladies auto-immunes (LES, syndrome de Sharp) semblent être prédisposés.


Maladies vasculaires

Très rarement : hypertension, vascularite


Maladies du système immunitaire

Fréquemment : réactions d’hypersensibilité telles qu’éruption cutanée et démangeaisons

Peu fréquemment : urticaire


Dans ce cas, ordonner au patient d’informer immédiatement un médecin et d’arrêter l’utilisation du diclofénac.


Rarement : réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes (y compris hypotension et choc)

Très rarement : graves réactions d’hypersensibilité d’ordre général telles que : angiœdème (dont œdème du visage), œdème de la langue, œdème du larynx avec rétrécissement des voies respiratoires, étouffements, tachycardie, chute de tension jusqu’à un choc dangereux.


En cas d’apparition d’un de ces phénomènes, qui peuvent se produire dès la première utilisation, arrêter l’administration du diclofénac et demander immédiatement une assistance médicale.


Très rarement : vascularite et pneumopathie d’origine allergique


Maladies hépatiques et biliaires

Fréquemment : augmentation des transaminases sériques

Peu fréquemment : lésions hépatiques, notamment lors de thérapies prolongées, hépatite aiguë avec ou sans ictère (très rarement à évolution fulminante, même sans prodromes)

Très rarement : nécrose hépatique, insuffisance hépatique

Donc, contrôler régulièrement les valeurs hépatiques en cas de thérapie prolongée. Maladies psychiatriques

Très rarement : réactions psychotiques, dépression, angoisses, cauchemars, insomnie


Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rarement : asthme (y compris dyspnée) Très rarement : pneumopathie


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration.


Surdosage


Symptômes d’un surdosage

Un surdosage peut entraîner les symptômes suivants liés au système nerveux central : maux de tête, vertiges, hébétude, acouphènes, convulsions, hyperventilation, troubles de la conscience et perte de conscience (chez les enfants, également des crampes myocloniques) ainsi que douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhée. Des hémorragies gastro-intestinales et des dysfonctionnements hépatiques et rénaux sont également possibles, ainsi qu’une hypotension, une dépression respiratoire et une cyanose. En cas d’intoxication massive, une insuffisance rénale aiguë et des lésions hépatiques sont possibles.


Mesures thérapeutiques en cas de surdosage

La prise en charge de l’intoxication aiguë par les AINS, y compris le diclofénac, consiste essentiellement en des mesures de soutien et un traitement symptomatique.

Il n’existe pas d’antidote spécifique. Des mesures de soutien et un traitement symptomatique devront être mis en œuvre pour traiter les complications telles qu’hypotension, insuffisance rénale, convulsions, troubles gastro-intestinaux et dépression respiratoire.


Les mesures particulières telles que la diurèse forcée, la dialyse ou l’hémoperfusion ne seront probablement d’aucune utilité pour l’élimination des AINS, y compris le diclofénac, en raison de leur taux de liaison élevé avec les protéines et de leur métabolisme important.


Propriétés pharmacodynamiques (début page)


Classe pharmacothérapeutique : anti-inflammatoire/antirhumatismal non stéroïdien ; dérivés de l’acide acétique et substances apparentées, Code ATC : M01AB05


Le diclofénac est un anti-inflammatoire/antirhumatismal non stéroïdien qui s’est avéré efficace dans les modèles inflammatoires classiques au cours des expérimentations animales, via l’inhibition de la synthèse de prostaglandine. Chez l’homme, le diclofénac réduit les douleurs, les tuméfactions et la fièvre d’origine inflammatoire. En outre, le diclofénac inhibe l’agrégation plaquettaire induite par l’ADP et le collagène.


Propriétés pharmacocinétiques (début page)


Après utilisation des formes pharmaceutiques gastro-résistantes habituelles, le diclofénac est entièrement résorbé par l’estomac de manière distale. Les taux plasmatiques maximums sont atteints après 1 à 16 heures, en moyenne après 2 à 3 heures, en fonction de la durée de passage dans l’estomac. Les taux plasmatiques maximums sont atteints après 10 à 20 minutes en cas d’administration intramusculaire et après environ 30 minutes en cas d’administration rectale. Le diclofénac administré par voie orale est soumis à un net effet de premier passage ; seuls 35 à 70 % du principe actif résorbé parviennent dans la circulation post-hépatique sans avoir été transformés. Environ 30 % du principe actif sont évacués sous forme métabolisée avec les fèces.


Environ 70 % sont éliminés par les reins sous forme de métabolites pharmacologiquement inefficaces, après une métabolisation hépatique (hydroxylation et conjugaison). La demi-vie d’élimination est d’environ 2 heures ; elle est largement indépendante des fonctions hépatiques et rénales. La fixation protéique dans le plasma est de 99 % environ.


Le diclofénac a été détecté à faible concentration (100 ng/mL) dans le lait maternel d’une mère allaitante. La quantité estimée de médicament ingérée par un nourrisson consommant du lait maternel équivaut à une dose de 0,03 mg/kg/jour.


Données de sécurité préclinique (début page)


Sur la base d’études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, de génotoxicité et de potentiel cancérigène, les données précliniques ne révèlent pour l’homme aucun risque particulier dépassant le cadre des risques déjà décrits dans les autres rubriques. Lors des expérimentations animales, la toxicité chronique du diclofénac s’est révélée surtout sous forme de lésions et d’ulcères gastro- intestinaux. Une étude de toxicité réalisée sur 2 ans a permis de constater une augmentation des occlusions vasculaires thrombotiques cardiaques en fonction de la dose chez les rats traités au diclofénac.


Lors des expérimentations animales de toxicité reproductive, le diclofénac a entraîné une inhibition de l’ovulation chez la lapine ainsi que des troubles de l’implantation et du développement embryonnaire précoce chez la rate. Le diclofénac a augmenté la durée de la gestation et de la mise bas. Le potentiel embryotoxique du diclofénac a été étudié sur trois espèces (rat, souris, lapin). Les doses maternotoxiques ont entraîné la mort in utero et retardé la croissance. Les données disponibles permettent de considérer le diclofénac comme non tératogène. Les doses inférieures au seuil maternotoxique n’ont eu aucune influence sur le développement post-natal de la descendance.


DONNEES PHARMACEUTIQUES (début page)


1. Liste des excipients

Glycérides hémi-synthétiques solides


2. Incompatibilités

Sans objet.


3. Durée de conservation

36 mois


4. Précautions particulières de conservation

Conserver dans un endroit sec à une température inférieure à 25 °C. Protéger de la lumière.


5. Nature et contenu de l’emballage extérieur

Blister thermoformé en PVC/PVDC/PE Présentation : Boîtes de 10 suppositoires.


6. Précautions particulières d’élimination

Pas d’exigences particulières.


TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE


DENK PHARMA GmbH & Co. KG Prinzregentenstr. 79

81675 München

Allemagne


NUMERO D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE EN ALLEMAGNE


5999.00.00


DATE DE PREMIERE AUTORISATION EN ALLEMAGNE


22.03.1985


DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE


01/2018


RESTRICTIONS DE DELIVRANCE


Médicament soumis à prescription médicale