Para-Denk 125 Suppos



COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE (début page)


Substance active : paracétamol

Chaque suppositoire contient 125 mg de paracétamol. Pour la liste complète des excipients.


FORME PHARMACEUTIQUE (début page)


Suppositoire Voie rectale Ivoire coloré


Indications thérapeutiques (début page)


Para-Denk 125 Suppos est indiqué dans le traitement symptomatique des douleurs légères à modérées et/ou de la fièvre.


Posologie et mode d’administration (début page)


Posologie

La posologie dépend des informations mentionnées dans le tableau ci-dessous. Le paracétamol est dosé en fonction du poids et de l’âge, en général à raison d’une dose unitaire de 10 à 15 mg/kg avec une dose journalière maximale de 60 mg/kg.


L’intervalle entre les prises dépend des symptômes et de la posologie quotidienne maximale. Il doit être d’au moins 6 heures.


Si les douleurs persistent plus de 3 jours, if faut consulter un médecin.

Poids en kg (Age) Dose unitaire en nombre de suppositoires (correspondant à la dose de paracétamol) Posologie quotidienne maximale (24h) en nombre de suppositoires (correspondant à la dose de paracétamol)
7 – 8 kg (6 – 9 mois) 1 (125 mg paracétamol) 3 (375 mg paracétamol)
9 – 12 kg (9 mois - 2 ans) 1 (125 mg paracétamol) 4 (500 mg paracétamol)

Mode et d’administration

Introduire Para-Denk 125 Suppos dans l’anus, de préférence après les selles. Pour faciliter l’introduction, chauffer éventuellement le suppositoire dans la main ou le tremper rapidement dans de l’eau chaude.


Durée du traitement

Ne pas utiliser Para-Denk 125 Suppos sans avis médical ou dentaire pendant plus de 3 jours.


Groupes particuliers de patients

Troubles hépatiques et insuffisance rénale légère

Chez les patients atteints de troubles hépatiques ou rénaux ainsi que du syndrome de Gilbert, diminuer

la posologie ou augmenter l’intervalle entre les prises.


Insuffisance rénale sévère

En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min), respecter un intervalle

d’au moins 8 heures entre les prises.


Patients âgés

Pas d’exigence particulière.


Enfants avec a poids corporel faible

Para-Denk 125 Suppos est déconseillé chez les enfants de moins de 6 mois et/ou de moins de 7 kg de poids car la concentration n’est pas adaptée à cette tranche d’âge. Il existe toutefois pour cette tranche d’âge des concentrations et des formes galéniques adaptées.


Contre-indications (début page)


Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Insuffisance hépatocellulaire sévère (Child-Pugh > 9).


Mises en garde spéciales et précautions d’emploi (début page)


Pour éviter le risque de surdosage, veillez à ce que les médicaments qui sont administrés simultané- ment ne contiennent pas de paracétamol.


Utilisez le paracétamol avec grande prudence dans les cas suivants :

Insuffisance hépatocellulaire (Child-Pugh < 9)

Alcoolisme chronique

Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min (voir « Posologie »)).

Maladie de Gilbert-Meulengracht


Consultez votre médecin en cas de forte fièvre, de signes d’une infection secondaire ou si les symp- tômes ne cessent pas au bout de trois jours.


Il convient de n’utiliser les médicaments contenant du paracétamol que quelques jours et à faibles doses si vous n’avez pas d’avis de votre médecin ou dentiste.


La prise de doses importantes d’antalgiques sur une longue durée, contraire à la prescription, peut provoquer des céphalées qui ne disparaissent pas avec la prise de doses plus élevées.


De manière générale, prendre des antalgiques de façon continue, en particulier associer plu- sieurs principes actifs antalgiques peut entraîner des troubles rénaux irréversibles, voire une in- suffisance rénale (néphropathie analgésique).


Céphalées, fatigue, douleurs musculaires, nervosité et symptômes végétatifs peuvent survenir si vous cessez brutalement de prendre des antalgiques après en avoir pris des doses élevées sur une longue durée contraire à la prescription. Les symptômes de manque disparaissent en quelques jours. En at- tendant, évitez de reprendre des antalgiques et demandez un avis médical avant d’en utiliser de nouveau.


Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions (début page)


Prétraitement avec les médicaments contre la goutte (probénécide) peut entraîner une réduction dans la clairance de paracétamol. Probénécide inhibe la conjugaison du paracétamol à l’acide glucuronique et entraîne ainsi une diminution de la clairance de paracétamol d’environ un facteur 2. En cas d’administration simultanée avec ces médicaments, il convient de réduire la dose de paracétamol.

Une prudence particulière est nécessaire en cas d’administration simultanée avec les somnifères tels que le phénobarbital, les antiépileptiques comme la phénytoïne ou la carbamazépine; les médicaments contre la tuberculose (rifampicine) et autres médicaments qui peuvent entraîner une induction enzymatique ou un effet néfaste sur le foie. L’administration simultanée dePara-Denk 125 Suppos peut provoquer des troubles hépatiques (voir rubrique « surdosage »).

Inducteurs des enzymes peuvent augmenter le risque d’hépatotoxicité de l’acétaminophène par niveau accru de la production de métabolites hépatotoxiques.

Les hypolipémiants (cholestyramine) peuvent réduire l’absorption du paracétamol et donc l’efficacité de Para-Denk 125 Suppos.

L’administration simultanée de paracétamol et des médicaments contre les infections au VIH (zidovudine) renforce le risque de développer une neutropénie. Ce médicament ne peut donc être utilisé en même temps que ces médicaments qu’après avis médical.


Effets sur les valeurs de laboratoire

L’administration de paracétamol peut fausser l’analyse de l’acide urique par la méthode à l’acide phosphotungstique et l’analyse de la glycémie à la glucose-oxydase-peroxydase.


Prendre Para-Denk 125 Suppos avec des aliments et boissons

Ne pas prendre ou administrer Para-Denk 125 Suppos avec de l’alcool.


Grossesse et allaitement (début page)


Grossesse :

Les données épidémiologiques relatives à l’administration orale de doses thérapeutiques de paracétamol n’ont pas révélé d’effets secondaires indésirables lors de grossesse ou sur la santé du foetus ou du nouveau-né. Les données prospectives relatives au surdosage durant une grossesse n’ont pas révé- lé plus de risques de malformations. Les études sur la reproduction n’ont pas montré de malforma- tions ou de foetotoxicité lors de l’administration orale.

Dans les conditions normales d’utilisation, le paracétamol peut être utilisé durant une grossesse après avoir évalué le rapport bénéfice-risque.


Durant la grossesse, ne pas prendre de paracétamol sur une longue durée, à de fortes doses ou en association à d’autres médicaments car, dans ces cas, il n’est pas certain que le médicament soit sans risque.


Allaitement :

Après l’administration de paracétamol par voie orale, de petites quantités sont éliminées dans le lait maternel. Aucun effet indésirable ou effet secondaire durant l’allaitement n’a été relevé jusqu’à présent. En cas d’allaitement, ce médicament peut être administré à doses thérapeutiques.


Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (début page)


Des effets négatifs n’sont pas à attendre.


Effets indésirables (début page)


Les effets indésirables sont classés comme suit :

Très fréquent : ≥ 1/10

Fréquent : ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent : ≥ 1/1.000 à < 1/100

Rare : ≥ 1/10.000 à < 1/1.000

Très rare : < 1/10.000 incluant les cas individuels

Non connu : ne peut être évalué sur la base des données disponibles


Affections hépatobiliaire

Rarement : augmentation de transaminases hépatiques.


Affections du système immunitaire

Très rarement : réactions allergiques sous forme d’éruptions cutanées ou urticaire pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique.

Très rarement : chez les personnes sensibles, un rétrécissement des voies respiratoires (asthme analgésique).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très rarement : modifications hématologiques telles que thrombocytopénie ou agranulocytose.


Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Très rarement : réactions cutanées graves (par ex. syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, pustulose exanthémateuse généralisée aiguë,)


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration.


Surdosage (début page)


Symptômes :

Un risque d’intoxication est possible en particulier chez les sujets âgés, les enfants, les personnes souffrant de pathologies hépatiques, d’alcoolisme chronique, de malnutrition chronique et lors de l’administration simultanée de médicaments provoquant une induction enzymatique. Dans ces cas, un surdosage peut être mortel.

En règle générale, les symptômes apparaissent en 24 heures : nausées, vomissements, anorexie, pâleur et douleurs abdominales. Puis une amélioration peut se faire sentir malgré de légères douleurs intestinales révélant des troubles hépatiques. Un surdosage avec une dose unitaire d’environ 6 g ou plus de paracétamol chez les adultes ou avec une dose unitaire de 140 mg/kg chez les enfants provoque une nécrose des cellules hépatiques pouvant conduire à une nécrose totale irréversible et plus tard à une insuffisance hépatocellulaire, une acidose métabolique et une encéphalopathie pouvant aller jusqu’au coma et à la mort. Parallèlement, on observe une augmentation des transaminases hépatiques (AST, ALT), de la lacticodéshydrogénase et de la bilirubine combinée avec une augmentation du temps de prothrombine pouvant apparaître 12 à 48 heures après la prise. Les symptômes cliniques des lésions hépatiques sont généralement visibles dans les 2 jours qui suivent et atteignent un pic après 4 à 6 jours.


Même en l’absence de lésions hépatiques, une insuffisance rénale aiguë avec nécrose tubulaire aiguë peut survenir. Parmi les autres symptômes d’une intoxication avec paracétamol ne concernant pas le foie, on recense des anomalies du myocarde et une pancréatite.


Mesures à prendre en cas de surdosage :

Si on soupçonne une intoxication avec le paracétamol, il est utile d’envisager l’administration par voie intraveineuse dans les 10 premières heures de donneurs de groupe SH comme par exemple la N- acétylcystéine. Mais la N-acétylcystéine peut également offrir une certaine protection après 10 heures et jusqu’à 48 heures. Dans ce cas, il convient de la prendre sur une longue durée. La dialyse peut faire baisser la concentration sanguine de paracétamol. Il est conseillé de mesurer la concentration sanguine de paracétamol.


Les autres traitements possibles en cas d’intoxication au paracétamol dépendent de la gravité et du niveau de l’intoxication ainsi que des symptômes cliniques et correspondent aux mesures habituelles de la médecine d’urgence.


Propriétés pharmacodynamiques (début page)


Classe pharmacothérapeutique: antalgique et antipyrétique, anilide

Code ATC : N02BE01

Le mécanisme d’action antalgique et antipyrétique du paracétamol n’est pas clairement connu. On pense à une action centrale et périphérique. On sait que la synthèse cérébrale des prostaglandines est fortement bloquée alors que la synthèse périphérique des prostaglandines ne l’est que faiblement. De plus, le paracétamol bloque l’effet des pyrogènes endogènes du centre de régulation thermique hypo- thalamique.


Propriétés pharmacocinétiques (début page)


Résorption

Le paracétamol, lorsqu’il est administré oralement, est rapidement et totalement absorbé. Les concentrations sanguines maximales sont atteintes en 30 à 60 minutes après l’administration.

Après une administration par voie rectale, 68 -88 % du paracétamol sont résorbés. Les concentrations plasmatiques maxima sont atteintes en 3 à 4 heures.


Distribution

Le paracétamol est rapidement distribué dans tous les tissus. Les concentrations sanguine, plasmatique et salivaire sont similaires. La liaison protéinique est faible.


Métabolisme

Le paracétamol est essentiellement métabolisé dans le foie, de deux manières principales: conjugaison à l’acide glucuronique et à l’acide sulfurique. A des doses qui dépassent la dose thérapeutique, cette seconde façon est rapidement saturée. Une petite partie du métabolisme se fait via le catalyseur cytochrome P 450 (essentiellement CYP2E1) et conduit à la formation du métabolite N-acétyle-p- benzoquinonimine, qui est normalement rapidement désintoxiqué via le glutathion et qui est lié par la cystéine et l’acide mercapturique. En cas d’intoxication sévère, la quantité de ce métabolite toxique est élevée.


Elimination

Le médicament est essentiellement éliminé dans l’urine. 90 % de la quantité absorbée sont éliminés en 24 heures par les reins essentiellement sous forme d’acide glucuronique (60 à 80 %) et de conjugués au sulfate (20 à 30 %). Moins de 5 % sont éliminés sans transformation.

La période de demi-valeur d’élimination est d’environ deux heures. Elle est plus longue en cas d’insuffisance hépatique ou rénale, en cas de surdosage et chez les nouveau-nés. L’effet maximum et la durée moyenne d’action (4 à 6 heures) sont liés à la concentration sanguine.


Insuffisance rénale

En cas d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 10 ml/min), l’élimination du paracétamol et de ses métabolites est retardée.


Sujets âgés

Chez les personnes âgées, la conjugaison reste inchangée.


Données de sécurité préclinique (début page)


Lors des études animales menées sur les rats et souris portant sur la chronicité aiguë, subchronique et chronique du paracétamol, on a relevé des lésions gastro-intestinales, des modifications de la formule hématologique, des modifications dégénératives des tissus hépatique et rénal ainsi que des nécroses. La raison de ces modifications est d’une part le mode d’action et d’autre part le métabolisme du para- cétamol. Les métabolites probablement à l’origine de l’effet toxique et donc des modifications sur les organes ont également été décelés chez l’humain. Au cours de l’utilisation sur le long-terme (1 an) de doses thérapeutiques maximales, on a également relevé quelques très rares cas d’hépatite chronique réversible. L’utilisation de doses subtoxiques peut entraîner des signes d’intoxication après trois se- maines. Il convient donc de ne pas administrer de paracétamol sur une longue durée et en quantités importantes.


Les études n’ont révélé aucun risque génotoxique lorsque le paracétamol est utilisé à des doses thérapeutiques, c’est-à-dire non toxiques.


Les études effectuées chez les rats et souris sur le long terme n’ont montré aucun signe d’effet tumo- ral lorsque le paracétamol est administré à des doses non hépatotoxiques.


Le paracétamol traverse le placenta.

Les études effectuées chez les animaux et les résultats obtenus jusqu’à présent chez les humains n’ont montré aucun signe de lésions foetales.


DONNEES PHARMACEUTIQUES (début page)


Liste des excipients

Matières grasses

Lécithine


Incompatibilités

Non applicable.


Durée de conservation

3 ans.


Précautions particulières de conservation

Conserver dans un endroit sec à une température inférieure à 30 °C.


Nature et contenu de l’emballage extérieur

Blisters thermoformés en Alu/PE. Présentation : Boîte de 10 suppositoires.


Précautions particulières d’élimination

Pas d’exigences particulières.


TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE


DENK PHARMA GmbH & Co. KG Prinzregentenstr. 79

81675 München

Allemagne


NUMERO DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE EN ALLEMAGNE


3599.98.97


DATE DE LA PREMIERE AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE EN ALLEMAGNE


21.08.2012


DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE


10/2016


CONDITIONS DE DISPENSATION


Médicament non soumis à prescription médicale.