Tramadol Denk 100 mg/2 ml



COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE (début page)


Substance active : chlorhydrate de tramadol

1 ampoule de 2 ml solution injectable contient 100 mg de chlorhydrate de tramadol.


Excipient à effet notoire :

Tramadol Denk 100 mg/2 ml contient du sodium, cependant moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule .



FORME PHARMACEUTIQUE (début page)


Solution injectable (intramusculaire, intraveineuse, sous-cutanée) ou pour perfusion intraveineuse. Solution transparente et incolore.


Indications thérapeutiques (début page)


Traitement des douleurs modérées à intenses.


Posologie et mode d’administration (début page)


Posologie

La posologie doit être adaptée à l’intensité des douleurs et à la sensibilité de chaque patient. La dose antalgique efficace la plus faible doit généralement être choisie. Une dose journalière de 400 mg de substance active ne doit pas être dépassée, sauf dans des circonstances particulières (p. ex. douleurs tumorales et intenses douleurs après une opération).

Sauf prescription contraire, Tramadol Denk 100 mg/2 ml doit être administré comme suit :


Adultes et adolescents de plus de 12 ans

Dose unique: 50 à 100 mg toutes les 4 à 6 heures

Dose journalière maximale: 400 mg


Si le contrôle de la douleur demeure inadéquat 30 à 60 minutes après l’administration de 50 mg de chlorhydrate de tramadol, il est possible d’administrer une autre dose unique de 50 mg de chlorhydrate de tramadol.

S’il faut s’attendre à un besoin plus élevé en cas d’intenses douleurs, la dose unique supérieure de

Tramadol Denk 100 mg/2 ml peut être utilisée comme dose initiale (100 mg de chlorhydrate de tramadol).


En fonction des douleurs, l’effet perdure pendant 4 à 6 heures. Pour le traitement d’intenses douleurs après une opération, des doses plus élevées à la demande peuvent également être nécessaires au cours des premières heures suivant l’opération. Le besoin sur 24 heures n’est en général pas plus élevé que lors de l’utilisation normale.


Population pédiatrique

Tramadol Denk 100 mg/2 ml ne convient pas aux enfants de moins de 1 an.

Les enfants âgés de 1 à 11 ans reçoivent une dose unique de 1 à 2 mg de chlorhydrate de tramadol par kilogramme de poids corporel. En principe, il faut utiliser la plus faible dose permettant une analgésie efficace. Une dose journalière de 8 mg de principe actif par kg de poids corporel ou 400 mg de substance active ne doit pas être dépassée. En l’occurrence, il faut administrer la dose la plus faible des deux. À cet effet, Tramadol Denk 100 mg/2 ml doit être dilué avec de l’eau pour préparations injectables. Voir rubrique 6 pour plus d’informations sur les dilutions appropriées.


Population gériatrique

Un ajustement posologique n’est en général pas nécessaire chez les patients âgés de 75 ans ou moins sans insuffisance hépatique ou rénale cliniquement manifeste. Chez les patients âgés de plus

75 ans, l’élimination peut être prolongée. Dès lors, si nécessaire, l’intervalle posologique doit être prolongé en fonction des besoins du patient.


Insuffisance hépatique et rénale/Dialyse

L’élimination du tramadol est retardée chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique et/ou rénale. Chez ces patients, un allongement de l’intervalle posologique doit être pris en considération en fonction des besoins du patient.


Remarque

Les doses recommandées sont données à titre indicatif. Pour le traitement des douleurs chroniques,

Tramadol Denk 100 mg/2 ml sera administré selon un schéma posologique fixe.


Mode d’administration

La solution injectable sera administrée lentement, c.-à-d. 1 ml de solution injectable (correspondant à 50 mg de chlorhydrate de tramadol) par minute, ou diluée dans une solution pour administration par perfusion.


Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique


Durée d’administration

Tramadol ne doit en aucun cas être utilisé plus longtemps qu’il n’est absolument nécessaire pour contrôler la douleur. Si la nature et l’intensité de l’affection laissent penser qu’il est nécessaire de continuer à traiter la douleur par tramadol, il faut vérifier attentivement et régulièrement s’il reste nécessaire de poursuivre l’analgésie (s’il y a lieu en instaurant des pauses entre les différentes administrations) et le cas échéant, dans quelle mesure.


Contre-indications (début page)


Tramadol ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :

14 derniers jours.


Mises en garde spéciales et précautions d’emploi (début page)


Tramadol ne devra être utilisé qu’avec une prudence particulière chez les patients dépendants aux opioïdes et chez les patients présentant un traumatisme crânien, un état de choc, des troubles de la conscience sans cause évidente, des troubles du centre respiratoire ou de la fonction respiratoire, ou bien au cours d’états accompagnés d’une élévation de la pression intracrânienne.

Le médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients sensibles aux opiacés.


La prudence est de rigueur lors du traitement des patients souffrant de dépression respiratoire ou en cas d’administration concomitante de médicaments dépresseurs du SNC ou si la dose journalière maximale recommandée est dépassée de manière significative, étant donné que le risque de dépression respiratoire ne peut être exclu dans ces situations.


Des convulsions ont été rapportées lors de la prise de tramadol à la posologie recommandée. Un risque accru peut exister lors de l’administration de doses qui dépassent la dose journalière maximale (400 mg). Lors de l’administration concomitante de médicaments qui peuvent abaisser le seuil convulsivant, le tramadol peut accroître le risque de convulsions. Les patients épileptiques ou les patients susceptibles de présenter des convulsions ne devront être traités par tramadol qu’en cas de nécessité absolue.


Le tramadol présente un faible potentiel de dépendance. En cas d’utilisation prolongée, une tolérance, une dépendance psychique et physique peuvent se développer. Le traitement par tramadol sera de courte durée et aura lieu sous surveillance médicale stricte chez les patients qui présentent une tendance à l’abus de médicaments ou à la dépendance.

Le tramadol ne convient pas comme traitement de substitution chez les patients présentant une dépendance aux opiacés. Bien qu’il s’agisse d’un agoniste des opiacés, le tramadol ne peut pas supprimer les symptômes de sevrage de la morphine.


Tramadol Denk 100 mg/2 ml contient du sodium, cependant moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par ampoule.


Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions (début page)


Tramadol ne doit pas être associé aux inhibiteurs de la MAO.


Chez les patients traités par inhibiteurs de la MAO dans les 14 jours qui ont précédé l’utilisation de la péthidine, opioïde, des interactions sur le système nerveux central et la fonction respiratoire et circulatoire menaçant le pronostic vital ont été observées. Les mêmes interactions avec les inhibiteurs de la MAO ne peuvent être exclues durant le traitement par tramadol.


Lors de l’administration concomitante de tramadol et de médicaments dépresseurs à action centrale, y compris l’alcool, il faut s’attendre à une potentialisation des effets sur le SNC.


Sur base de résultats pharmacocinétiques existants, des interactions cliniquement significatives sont improbables lors de l’administration concomitante ou antérieure de cimétidine (inhibiteur enzymatique). En cas d’administration concomitante ou antérieure de carbamazépine (inducteur enzymatique), une diminution de l’effet analgésique et une réduction de la durée d’action peuvent survenir.


Le tramadol peut déclencher des convulsions et augmenter le risque de convulsions causées par des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine-noradrénaline (IRSN), des antidépresseurs tricycliques, des neuroleptiques et d’autres médicaments abaissant le seuil convulsivant (tels que le bupropion, la mirtazapine et le

tétrahydrocannabinol).


Le traitement concomitant par tramadol et médicaments sérotoninergiques tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine- noradrénaline (IRSN), les inhibiteurs de la MAO, les antidépresseurs tricycliques et la mirtazapine peut provoquer un syndrome sérotoninergique. Un syndrome sérotoninergique est probable lorsque l’un des symptômes suivants ou l’un des groupes de symptômes suivants peut être observé :


L’arrêt des médicaments sérotoninergiques entraîne en général une amélioration rapide. Les contre- mesures dépendent du type et de la gravité des symptômes.


La prudence est de rigueur lors de l’utilisation concomitante de tramadol et de dérivés coumariniques (p. ex. la warfarine), étant donné que chez certains patients, des valeurs de l’INR accrues accompagnées d’hémorragies abondantes et d’ecchymoses ont été observées.


D’autres substances actives inhibant le CYP3A4, telles que le kétoconazole et l’érythromycine, peuvent inhiber le métabolisme du tramadol (N-déméthylation) et, probablement, celui du métabolite O-déméthylé actif. L’importance clinique de cette interaction n’est pas connue.


Dans un nombre limité d’études, l’administration pré-opératoire et postopératoire de l’antagoniste

5HT3 antiémétique, l’ondansétron, a augmenté les besoins en tramadol chez les patients souffrant de douleurs postopératoires.


Fertilité, grossesse et allaitement (début page)


Grossesse

Des études réalisées chez l’animal avec le tramadol ont révélé des effets sur le développement des organes, de l’ossification et la mortalité néonatale à des doses très élevées. Aucun effet tératogène n’a été observé. Le tramadol passe la barrière placentaire. Il n’existe pas de preuves suffisantes concernant l’innocuité du tramadol chez la femme enceinte. Par conséquent, tramadol ne sera pas administré à la femme enceinte.

Administré avant ou pendant l’accouchement, le tramadol n’influence pas la contractilité utérine. Chez le nouveau-né, il peut provoquer des modifications de la fréquence respiratoire qui, en général, sont sans importance clinique. L’utilisation chronique pendant la grossesse peut entraîner des symptômes de sevrage chez le nouveau-né.


Allaitement

Pendant l’allaitement, le tramadol est excrété dans le lait maternel selon une proportion d’environ

0,1 % de la dose maternelle. Tramadol ne doit pas être administré pendant l’allaitement. En général, il n’est pas nécessaire d’interrompre l’allaitement après une administration unique de tramadol.


Fertilité

Les observations menées après la mise sur le marché n’indiquent pas d’effet du tramadol sur la fertilité. Les études sur l’animal n’ont montré aucun effet du tramadol sur la fertilité.


Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (début page)


Même administré conformément aux recommandations, tramadol peut entraîner torpeur et vertiges et peut donc altérer les réactions lors de la conduite de véhicules ou de l’utilisation de machines. C’est particulièrement le cas en association à de l’alcool ou d’autres psychotropes.


Effets indésirables (début page)


A partir de l’évaluation des effets secondaires, les fréquences suivantes ont été établies :

Très fréquent ≥ 1/10

Fréquent ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent ≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare ; ≥ 1/10 000 à < 1/1 000

Très rare < 1/10 000

Fréquence indéterminée Ne peut être estimée sur la base des données disponibles


Les effets secondaires les plus fréquents, la nausée et les vertiges, se manifestent chez plus de 10 % des patients.


Affections du système immunitaire

Rare : Réactions allergiques (p. ex. dyspnée, bronchospasme, sibilances, œdème angioneurotique) et anaphylaxie.


Affections cardiaques

Peu fréquent : Effet sur la régulation cardiovasculaire (palpitations, tachycardie). Ces effets secondaires peuvent survenir en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique.

Rare : Bradycardie.


Investigations

Rare : Hypertension.


Affections vasculaires

Peu fréquent: Effet sur la régulation cardiovasculaire (hypotension orthostatique ou collapsus cardiovasculaire). Ces effets secondaires peuvent survenir en particulier après une administration intraveineuse et chez les patients soumis à un stress physique.


Affections du système nerveux

Très fréquent : Vertiges.

Fréquent : Céphalées, torpeur.

Rare : Paresthésies, tremblements, contractions musculaires involontaires, troubles de la coordination, syncope, troubles de la parole. Des convulsions sont survenuesprincipalement après l’administration de doses élevées de tramadol ou après un traitement concomitant par des médicaments qui peuvent abaisser le seuil convulsivant.


Troubles du métabolisme et de la nutrition Rare : Modifications de l’appétit. Fréquence indéterminée : Hypoglycémie.


Affections psychiatriques

Rare : Hallucinations, état de confusion, troubles du sommeil, délire, angoisse et cauchemars.

Après l’administration de tramadol, on peut observer différents effets secondaires psychiques dont l’intensité et la nature varient d’un patient à l’autre (en fonction de la personnalité et de la durée du traitement). On peut observer des troubles de l’humeur (habituellement une exaltation, occasionnellement une dysphorie), des modifications de l’activité (habituellement une diminution de l’activité, occasionnellement un accroissement) et des modifications des capacités cognitive et sensorielle (p. ex. la capacité décisionnelle, des troubles de la perception).

Une dépendance peut apparaître. Les symptômes suivants, identiques à ceux d’une réaction de sevrage observés avec les opiacés, peuvent survenir : agitation, angoisse, nervosité, troubles du sommeil, hyperkinésie, tremblements et symptômes gastro-intestinaux. Les symptômes observés qui peuvent survenir à l’arrêt du traitement par le tramadol dans de très rares cas (<0,01 %) sont les suivants : crise d’attaques de panique, forte anxiété, hallucinations, paresthésies, acouphènes et symptômes du SNC inhabituels (p. ex. confusion, délire, troubles de la personnalité, déréalisation, paranoïa).


Affections oculaires

Rare : Myosis, vision floue, mydriase.


Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare : Dépression respiratoire, dyspnée.

Une dépression respiratoire peut survenir lors d’un dépassement considérable de la dose recommandée et de l’utilisation concomitante d’autres substances à effet dépresseur central.

L’aggravation d’un asthme a également été signalée, bien qu’une relation de causalité n’ait pu être établie.


Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Nausées.

Fréquent : Vomissements, constipation, sécheresse buccale.

Peu fréquent : envie de vomir, troubles gastro-intestinaux (p. ex. pesanteur gastrique, sensation de réplétion), diarrhée.


Affections hépatobiliaires

Dans quelques cas isolés, une augmentation des enzymes hépatiques a été rapportée lors de l’utilisation thérapeutique du tramadol.


Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : Hyperhidrose.

Peu fréquent : Réactions cutanées (p. ex. prurit, rougeur de la peau, urticaire).


Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rare : Faiblesse motrice.


Affections du rein et des voies urinaires

Rare : Roubles mictionnels (dysurie et rétention urinaire).


Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent : Épuisement.


Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration.


Surdosage (début page)

Symptômes

En principe, lors d’une intoxication par le tramadol, des symptômes analogues à ceux provoqués par d’autres analgésiques à action centrale (opioïdes) sont attendus. Il s’agit en particulier d’un myosis, de vomissements, d’un collapsus cardiovasculaire, de troubles de la conscience allant jusqu’au coma, de convulsions et d’une dépression respiratoire allant jusqu’à l’arrêt respiratoire.


Traitement

Prendre les mesures d’urgence générales habituelles. S’assurer que les voies respiratoires sont dégagées (aspiration !) et maintenir la ventilation ainsi que la circulation en fonction des symptômes. L’antidote en cas de dépression respiratoire est la naloxone. Dans le cadre des expérimentations menées chez l’animal, la naloxone n’a exercé aucun effet sur les convulsions.

Dans de tels cas, du diazépam doit être administré par voie intraveineuse.


Le tramadol n’est que très faiblement éliminé du sérum par hémodialyse et hémofiltration. Le traitement unique d’une intoxication aiguë au tramadol par hémodialyse ou hémofiltration n’est donc pas efficace.


Propriétés pharmacodynamiques (début page)


Classe pharmacothérapeutique: autres opioïdes. Code-ATC : N 02 AX 02: Analgésiques


Le tramadol est un analgésique opioïde à action centrale. Il s’agit d’un agoniste pur et non sélectif des récepteurs opioïdes µ, δ et κ avec une affinité plus élevée pour les récepteurs µ. Les autres mécanismes qui contribuent aux effets analgésiques du produit sont l’inhibition de la recapture neuronale de la noradrénaline et l’augmentation de la libération de sérotonine.


Le tramadol a un effet antitussif. À l’inverse de la morphine, une large plage de doses analgésiques de tramadol ne présente pas d’effet dépresseur respiratoire. De même, la motricité gastro-intestinale est peu influencée. Les effets sur le système cardiovasculaire sont plutôt faibles. La puissance du tramadol serait de 1⁄10 (un dixième) à 1⁄6 (un sixième) de celle de la morphine.


Population pédiatrique

Les effets de l'administration entérale et parentérale du tramadol ont été étudiés dans le cadre d'essais cliniques portant sur plus de 2 000 patients pédiatriques âgés de zéro à 17 ans. Les indications de traitement de la douleur étudiées dans ces essais incluaient des douleurs après une chirurgie (principalement abdominale), après des extractions dentaires chirurgicales, dues à des fractures, des brûlures et des traumatismes ainsi que d'autres conditions douloureuses nécessitant un traitement analgésique pendant au moins 7 jours.


À des doses uniques allant jusqu'à 2 mg / kg ou des doses multiples allant jusqu'à 8 mg / kg par jour (jusqu'à un maximum de 400 mg par jour), l'efficacité du tramadol s'est révélée supérieure à celle du placebo et supérieure ou égale au paracétamol, la nalbuphine, la péthidine ou la morphine à faible dose. Les essais menés ont confirmé l'efficacité du tramadol. Le profil de tolérance du tramadol était similaire chez les patients adultes et pédiatriques âgés de plus d'un an.


Propriétés pharmacocinétiques (début page)


Plus de 90 % du tramadol sont résorbés après administration orale. La biodisponibilité absolue est d’env. 70 % en moyenne, indépendamment de la prise concomitante d’aliments. La différence entre le tramadol disponible résorbé et non métabolisé est probablement due à l’effet de premier passage. L’effet de premier passage après administration orale est au maximum de 30 %.


Après administration orale de 100 mg de tramadol sous forme liquide, des concentrations plasmatiques maximales Cmax de 309 ± 90 ng/ml sont atteintes au bout de 1,2 heure. Après administration orale de la même dose sous forme solide, celles-ci sont de Cmax 280 ± 49 ng/ml au bout de 2 heures.


Le tramadol a une haute affinité tissulaire (Vd,ß = 203 ± 40 l). Le taux de liaison aux protéines sériques est d’environ 20 %.


Le tramadol traverse la barrière hémato-encéphalique et le placenta. De très faibles quantités de la substance active et de son dérivé O-desméthylé sont retrouvées dans le lait maternel (respectivement 0,1 % et 0,02 % de la dose administrée).


L’inhibition des cytochromes CYP3A4 et/ou CYP2D6 participant à la biotransformation du tramadol peut modifier la concentration plasmatique du tramadol ou de son métabolite actif. À ce jour, aucune interaction cliniquement significative n’a été relevée.


Le tramadol et ses métabolites sont presque entièrement excrétés par voie rénale. L’excrétion urinaire cumulative représente 90 % de la radioactivité totale de la dose administrée. La demi-vie d’élimination t1/2,ß est d’environ 6 heures, indépendamment du mode d’administration. La demi- vie d’élimination peut augmenter d’un facteur de 1,4 chez les patients de plus de 75 ans. Chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique et rénale, il faut s’attendre à une légère augmentation des demi-vies. Chez des patients présentant une cirrhose du foie, des demi-vies d’élimination de 13,3 ± 4,9 heures (tramadol) ou de 18,5 ± 9,4 heures (O-desméthyl-tramadol), dans des cas extrêmes de 22,3 heures ou 36 heures, ont été observées. Chez les patients atteints d’insuffisance rénale (clairance de la créatinine < 5 ml/min), la demi-vie d’élimination était de 11 ± 3,2 heures, respectivement de 16,9 ± 3 heures, dans les cas extrêmes de 19,5 heures, respectivement de 43,2 heures.


Chez l’homme, le tramadol est métabolisé principalement par une N-déméthylation et une O- déméthylation et une conjugaison des produits de l’O-déméthylation avec l’acide glucuronique. Seul l’O-desméthyl-tramadol est actif sur le plan pharmacologique. Concernant les autres métabolites, il existe des différences interindividuelles considérables sur le plan quantitatif. Jusqu’à présent, 11 métabolites ont été retrouvés dans l’urine. Les expérimentations sur l’animale ont montré que l’O-desméthyl-tramadol est plus puissant que la substance-mère d’un facteur de 2 à 4. Sa demi-vie d’élimination t½, β (6 probands en bonne santé) est de 7,9 heures (plage : de 5,4 à 9,6 heures) et approximativement identique à celle du tramadol.


Le tramadol présente un profil pharmacocinétique linéaire sur l’intervalle de doses thérapeutiques. La relation entre les concentrations sériques et l’effet analgésique dépend de la dose, bien que de grandes différences puissent se présenter dans certains cas. En général, une concentration sérique de 100-300 ng/ml est efficace.


Population pédiatrique

La pharmacocinétique du tramadol et de l'O-desméthyltramadol administrés par voie orale chez des sujets âgés de 1 à 16 ans a été jugée généralement semblable à celle observée chez les adultes lors de l'ajustement de la dose en fonction du poids corporel, mais avec un variabilité des sujets chez les enfants de 8 ans et moins.


Chez les enfants de moins de 1 an, la pharmacocinétique du tramadol et de l'O-desméthyltramadol a été étudiée, mais n'a pas été complètement caractérisée. Les informations provenant d'études incluant ce groupe d'âge indiquent que le taux de formation de l'O-desméthyltramadol via le CYP2D6 augmente continuellement chez les nouveau-nés, et les taux d'activité du CYP2D6 chez les adultes sont supposés être atteints vers l'âge d'un an. De plus, les systèmes de glucuronidation immatures et la fonction rénale immature peuvent entraîner une lente élimination et une accumulation d'O-desméthyltramadol chez les enfants de moins d'un an.


Données de sécurité préclinique (début page)


Après des administrations orales et parentérales répétées de tramadol pendant 6 à 26 semaines à des rats et des chiens, et après une administration orale pendant 12 mois à des chiens, les études hématologiques, biochimiques et histologiques n’ont montré aucune preuve de modifications imputables à la substance active. Les manifestations nerveuses centrales ne sont survenues qu’après des doses élevées, considérablement plus élevées que les doses thérapeutiques : agitation, salivation, convulsions et une diminution de la prise de poids.

Les rats et les chiens ont supporté des doses orales de 20 mg/kg et 10 mg/kg de poids corporel, respectivement, et les chiens ont toléré des doses rectales de 20 mg/kg de poids corporel, sans présenter de réactions anormales.


Chez les rats, des doses de tramadol à partir de 50 mg/kg/jour ont entraîné des effets toxiques chez les mères et une augmentation de la mortalité chez les rats nouveau-nés. Les petits ont présenté des troubles du développement sous la forme de troubles de l’ossification et de l’imperforation du vagin et des yeux. La fertilité des animaux mâles et femelles n’était pas affectée. Apres des doses plus élevées (à partir de 50 mg/kg/jour), le pourcentage de femelles gravides a diminué. Chez le lapin, on a relevé des effets toxiques chez les mères et des anomalies squelettiques de la progéniture à partir de doses de 125 mg/kg.


Certains tests in vitro ont révélé des signes d’effets mutagènes. Aucun effet mutagène n’a été démontré lors d’études in vivo. Selon l’expérience acquise jusqu’à présent, le tramadol ne peut être considéré comme mutagène.


Des études ont été menées sur le potentiel cancérigène du chlorhydrate de tramadol sur des rats et des souris. L’étude sur les rats n’a pas indiqué d’augmentation de l’incidence de tumeurs, imputable à la substance active. Dans l’étude effectuée sur des souris, on a noté une augmentation de la fréquence d’adénomes des cellules hépatiques chez les animaux mâles (augmentation dose- dépendante non significative à partir de 15 mg/kg) et une augmentation du nombre de tumeurs pulmonaires chez les femelles à tous les groupes posologiques (augmentation significative, mais non dose-dépendante).


DONNÉES PHARMACEUTIQUES (début page)


1. Liste des excipients

Acétate de sodium

Eau pour préparations injectables


2. Incompatibilités

Tramadol solution injectable présente des incompatibilités (non mélangeable) avec les solutions injectables suivantes :

• Diclofénac

• Indométhacine

• Phénylbutazone

• Diazépam

• Midazolam

• Flunitrazépam

• Trinitate de glycérol


3. Durée de conservation

Flacon non ouvert : 3 ans

Le produit doit être utilisé immédiatement après la première ouverture.


4. Précautions particulières de conservation

Conserver à une température inférieure à 25 °C.


5. Nature et contenu de l’emballage extérieur

Ampoules en verre incolore.

Présentation : 5 ampoules contenant 2 ml de solution injectable.


Précautions particulières d’élimination et manipulation

Le tableau ci-dessous indique les concentrations atteintes lors de la dilution avec de l’eau pour préparations injectables (1 ml de solution injectable contient 50 mg de chlorhydrate de tramadol).


Lors de la dilution de Tramadol Denk 100 mg/2 ml

avec de l’eau pour préparations injectables, on obtient une concentration de :
2 ml + 2 ml 25,0 mg/ml
2 ml + 4 ml 16,7 mg/ml
2 ml + 6 ml 12,5 mg/ml
2 ml + 8 ml 10,0 mg/ml
2 ml + 10 ml 8,3 mg/ml
2 ml + 12 ml 7,1 mg/ml
2 ml + 14 ml 6,3 mg/ml
2 ml + 16 ml 5,6 mg/ml
2 ml + 18 ml 5,0 mg/ml

Exemple : pour administrer une dose de 1,5 mg de chlorhydrate de tramadol par kg de poids corporel à un enfant de 45 kg, on a besoin de 67,5 mg de chlorhydrate de tramadol. Ainsi, 2 ml de Tramadol Denk 100 mg/2 ml (soit 1 ampoule) seront dilués avec 4 ml d’eau pour préparations injectables afin d’obtenir une concentration de 16,7 mg de chlorhydrate de tramadol par millilitre. Ensuite, 4 ml (env. 67 mg de chlorhydrate de tramadol) seront administrés.


Les restes des ampoules entamées de Tramadol Denk 100 mg/2 ml seront jetés.


Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.


TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ


ENK PHARMA GmbH & Co. KG Prinzregentenstr. 79

81675 München

Allemagne


NUMERO D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ EN ALLEMAGNE


38542.00.00


DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION EN ALLEMAGNE


17/03/1997


DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE


Mars 2017


RESTRICTIONS DE DÉLIVRANCE


Médicament soumis à prescription médicale – Liste I