Levofloxacine
FORME ET PRESENTATION (début page)
Comprimés pelliculés blancs à blanc cassé, allongés, biconvexes, sécables sur une face et unis sur l’autre.
Boîte de 10 comprimés emballés sous blister Alu-Alu.
COMPOSITION POUR CHAQUE COMPRIME (début page)
Chaque comprimé pelliculé contient :
Levofloxacine Hemihydrate USP
Équivalent à la lévofloxacine 500mg
Excipients q.s pour 1 comprimé.
LISTE DES EXCIPIENTS (début page)
Amidon de maïs, Cellulose microcristalline, Eau purifiée, Silice colloïdale anhydre, Talc purifié, Stéarate de magnésium, Croscarmellose sodique, Blanc opadry, Dioxyde de titane.
EXCIPIENTS A EFFET NOTOIRE
Aucun.
INDICATIONS (début page)
Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l'utilisation appropriée des antibactériens.
POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION (début page)
Mode d’administration
Voie orale
Les comprimés sont à administrer une ou deux fois par jour.
La posologie dépend du type et de la gravité de l'infection, et de la sensibilité du germe en cause, ainsi que la durée du traitement.
En cas de relais d'un traitement intraveineux initial de lévofloxacine, et compte-tenu de la bioéquivalence des formes parentérale et orale, une même posologie peut être utilisée.
Posologie
Chez les patients avec une fonction rénale normale (clairance de la créatinine > 50ml/min) :
Populations particulières :
Insuffisance rénale (clairance de la créatinine ≤ 50ml/min)
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250mg/24h |
500mg/24h |
500mg/12h |
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Clairance de la créatinine |
Dose initiale : 250mg |
Dose initiale : 500mg |
Dose initiale : 500mg |
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50 - 20 ml/min |
puis 125mg/24h |
puis 250mg/24h |
puis 250mg/12h |
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19 - 10 ml/min |
puis 125mg/48h |
puis 125mg/24h |
puis 125mg/12h |
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<10 ml/min (y compris hémodialyse et DPCA) 1 |
puis 125mg/48h |
puis 125mg/24h |
puis 125mg/24h |
Insuffisance hépatique :aucune adaptation posologique (lévofloxacine non métabolisée par le foie et principalement excrétée par les reins).
Population âgée : aucune adaptation posologique, autre que celle dépendant de la fonction rénale Population pédiatrique : usage contre-indiqué chez les enfants et les adolescents en période de croissance.
Population pédiatrique : usage contre-indiqué chez les enfants et les adolescents en période de croissance.
CONTRE-INDICATIONS (début page)
EFFETS INDESIRABLES (début page)
Fréquents : nausées, diarrhée, vomissements, insomnie, maux de tête, vertiges, augmentation des transaminases.
Peu fréquents : douleurs abdominales, ballonnements, constipation, somnolence, tremblements, troubles du goût, fatigue, anxiété, confusion des idées, nervosité, essoufflement, douleurs musculaires ou articulaires, démangeaisons, éruption cutanée, urticaire.
Rares : fourmillement des extrémités, tremblements, agitation, dépression, troubles psychiques (hallucinations...), cauchemars, convulsions, tachycardie, bourdonnement d'oreilles, tendinite, faiblesse musculaire (en particulier chez les personnes souffrant de myasthénie), anomalie de la numération formule sanguine.
De fréquence indéterminée : inflammation de l'œil, troubles de la vision nécessitant un avis spécialisé en urgence, diarrhée sanglante, troubles de l'odorat, baisse d'audition, hypertension intracrânienne, atteinte des nerfs périphériques (picotements, engourdissement ou perte de sensibilité), troubles du rythme cardiaque, rupture d'un tendon ou d'un ligament, idées suicidaires, photosensibilisation, hépatite, éruption cutanée bulleuse grave, réaction allergique (œdème de Quincke, choc anaphylactique).
Les réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes, les réactions cutanéo-muqueuses, peuvent parfois survenir dès la première dose
D’autres effets indésirables qui ont été associés à l'administration de fluoroquinolones, sont notamment des crises de porphyrie chez les patients atteints de porphyrie.
De très rares cas d'effets indésirables graves, persistants (durant plusieurs mois ou années), invalidants et potentiellement irréversibles, portant sur différents organes, parfois avec atteintes multiples (musculo-squelettiques, nerveux, psychiatriques et sensoriels), ont été rapportés chez des patients recevant des quinolones et des fluoroquinolones, indépendamment de leur âge et de facteurs de risque préexistants.
PRECAUTIONS D'UTILISATION : (début page)
Les patients doivent contacter immédiatement leur médecin avant de continuer le traitement, en cas de réactions bulleuses graves et sévères telles que syndrome de Stevens-Johnson ou nécrolyse épidermique toxique
INTERACTIONS (début page)
Alimentation : pas d'interaction cliniquement significative. Administration sans tenir compte de l'alimentation.
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.
CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES (début page)
Certains effets indésirables (par exemple, les étourdissements/vertiges, la somnolence, les troubles visuels) peuvent altérer la capacité du patient à se concentrer et à réagir, et ainsi peuvent constituer un risque dans les situations où ces capacités sont d'une importance particulière (par exemple, la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines).
GROSSESSE ET ALLAITEMENT (début page)
Usage contre-indiqué.
SURDOSAGE (début page)
Un surdosage de 12g aurait entraîné de légers symptômes de toxicité. Un surdosage aigu de 16g aurait provoqué une insuffisance rénale aiguë.
Les symptômes d'un surdosage comprennent étourdissements, tremblements, maux de tête, fatigue, convulsions, hallucinations, confusion, malaises abdominaux, une insuffisance rénale et hépatique ainsi qu'une cristallurie et une hématurie. Une toxicité rénale réversible a été rapportée.
Outre les mesures d'urgence de routine, il est recommandé de surveiller la fonction rénale, y compris le pH urinaire et d'acidifier, si nécessaire, pour prévenir la cristallurie. Les patients doivent être bien hydratés. Seule une petite quantité de lévofloxacine (<10%) est éliminée par hémodialyse ou dialyse péritonéale.
PHARMACODYNAMIE (début page)
Classe pharmacothérapeutique : antibactériens de la famille des quinolones, fluoroquinolones. Code ATC : J01 MA12
La lévofloxacine est un agent antibactérien synthétique de la classe des fluoroquinolones. Elle est l'énantiomère S(-) de la substance active racémique ofloxacine.
Mécanisme d'action :
En tant qu'agent antibactérien, la lévofloxacine agit sur le complexe ADN-ADN-gyrase et la topoisomérase IV.
Relation PK / PD :
Le degré d'activité bactéricide de la lévofloxacine dépend du rapport de la concentration maximale en Cmax sérique ou de la zone sous la courbe (ASC) et de la concentration inhibitrice minimale (CMI).
Mécanisme de résistance :
La résistance à la lévofloxacine est acquise par un processus successive, par mutations du site cible dans les deux topoisomérases de type II, l'ADN gyrase et la topoisomérase IV. D'autres mécanismes de résistance tels que des mécanismes d'imperméabilité membranaire (fréquentes chez Pseudomonas aeruginosa) et les mécanismes d'efflux peuvent également affecter la sensibilité à la lévofloxacine.
Une résistance croisée entre la lévofloxacine et d'autres fluoroquinolones est observée. En raison du mécanisme d'action, il n'y a généralement pas de résistance croisée entre la lévofloxacine et d'autres classes d'agents antibactériens.
Concentrations critiques (EUCAST) :
Les concentrations critiques définies pour la lévofloxacine correspondent aux fortes doses.
Une résistance de faible niveau aux fluoroquinolones (CMI pour la ciprofloxacine de 0,12 à 0,5mg/L) peut apparaître, mais il n'y a pas de preuve que cette résistance ait une importance clinique dans les infections respiratoires dues à H. influenzae.
Les souches ayant des CMI supérieures aux concentrations critiques S sont très rares ou non encore signalées. Les tests d'identification et de sensibilité antimicrobienne de ces isolats doivent être répétés et si le résultat est confirmé, l'isolat doit être envoyé à un laboratoire de référence. Ils doivent être considérés comme résistants jusqu'à la confirmation de la réponse clinique pour les isolats identifiés avec une CMI supérieure à l'actuelle concentration critique R.
Les concentrations critiques correspondent à des doses orale ou intraveineuse de 500 mg x 1 à 500 mg x 2.
La prévalence de la résistance peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces.
La prévalence de la résistance peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Si nécessaire, il est souhaitable d'obtenir un avis spécialisé principalement lorsque l'intérêt du médicament dans certaines infections peut être mis en cause du fait du niveau de la prévalence de la résistance locale.
ESPECES HABITUELLEMENT SENSIBLES
Bactéries aérobies à Gram positif : Bacillus anthracis , Staphylococcus aureus sensible à la méticilline, Staphylococcus saprophyticus, Streptocoques, groupes C et G, Streptococcus agalactiae, Streptococcus pneumoniae , Streptococcus pyogenes
Bactéries aérobies à Gram négatif : Eikenella corrodens, Haemophilus influenzae , Haemophilus para-influenzae , Klebsiella oxytoca , Moraxella catarrhalis , Pasteurella multocida, Proteus vulgaris, Providencia rettgeri
Bactéries anaérobies : Peptostreptococcus
Autres : Chlamydophila pneumoniae, Chlamydophila psittaci, Chlamydia trachomatis, Legionella pneumophila, Mycoplasma pneumoniae, Mycoplasma hominis, Ureaplasma urealyticum
ESPECES INCONSTAMMENT SENSIBLES (resistance acquise > 10%)
Bactéries aérobies à Gram positif : Enterococcus faecalis, Staphylococcus aureus résistant à la méticilline #, Staphylococcus spp à coagulase négative
Bactéries aérobies à Gram négatif : Acinetobacter baumannii , Citrobacter freundii , Enterobacter aerogenes, Enterobacter cloacae , Escherichia coli Klebsiella pneumoniae , Morganella morganii , Proteus mirabilis, Providencia stuartii, Pseudomonas aeruginosa, Serratia marcescens
Bactéries anaérobies : Bacteroides fragilis
ESPECES NATURELLEMENT RESISTANTES
Bactéries aérobies à Gram positif : Enterococcus faecium
PHARMACOCINETIQUE (début page)
Absorption
La lévofloxacine administrée par voie orale est rapidement et presque entièrement absorbée avec des concentrations plasmatiques maximales obtenues en 1 à 2 h. La biodisponibilité absolue est de 99 à 100%. L'alimentation a peu d'effets sur son absorption. Les conditions de l'état d'équilibre sont atteintes en 48 h après administration
Distribution
Environ 30 à 40% sont liés aux protéines plasmatiques. Le volume moyen de distribution est d'environ 100 l après des doses uniques et répétées de 500 mg, indiquant une large distribution dans les tissus de l'organisme.
Pénétration dans les tissus et les liquides de l'organisme : muqueuse bronchique, liquide épithélial, macrophages alvéolaires, tissu pulmonaire, peau (liquide des vésicules), tissu prostatique et les urines. En revanche, le passage dans le liquide céphalorachidien est faible.
Biotransformation
Très peu métabolisée, ses métabolites étant la déméthyl-lévofloxacine et la lévofloxacine N-oxyde. Ces métabolites représentent moins de 5% de la dose et sont excrétés dans l'urine. La lévofloxacine est stéréochimiquement stable et ne subit pas d'inversion chirale.
Elimination
Elimination du plasma relativement lentement (t½ : 6 à 8h), excrétion essentiellement rénale (>85%). La clairance corporelle totale apparente moyenne, après une prise unique de 500mg était de 175ml/min ± 29,2.
Pas de différence majeure entre la pharmacocinétique après administration intraveineuse ou orale, suggérant que les voies orale et intraveineuse sont interchangeables.
La linéarité suit une pharmacocinétique linéaire pour les doses allant de 50 à 1000mg.
Populations particulières :
Sujets insuffisants rénaux : La pharmacocinétique de la lévofloxacine est affectée par l'insuffisance rénale.
Lorsque la fonction rénale diminue, l'élimination et la clairance rénale sont réduites et les demi-vies d'élimination augmentent.
Personnes âgées : pas de différences significatives avec le sujet jeune , à l'exception des différences liées à la clairance de la créatinine.
Différences liées au sexe :différences, petites à marginales, mais aucune preuve que ces différences liées au sexe aient une signification clinique.